10 ans de budgets fédéral : les femmes doublement pénalisées

Monday, July 26 2010
OTTAWA ­Le 3 février 2005 ­ Les mesures budgétaires des 10 dernières années ont fait très peu pour améliorer la sécurité économique des femmes, révèle la première étude jamais réalisée pour mesurer l’impact des budgets fédéraux sur la vie des femmes canadiennes au cours de la dernière décennie.


 

Le rapport novateur de l’économiste Armine Yalnizyan, rendu public aujourd’hui à Ottawa par l’Alliance canadienne pour l’action internationale (AFAI), examine les budgets des 10 dernières années. Il compare les promesses faites lors du dépôt des budgets et les dépenses réelles effectuées par le gouvernement à la lumière des engagements d’Ottawa en faveur l’égalité des genres lors de la Conférence de Beijing en 1995. L’étude démontre que les femmes ont été indûment pénalisées pendant les années où Ottawa enregistrait des déficits, et qu’elles ont été largement laissées pour compte, lorsque le fédéral a commencé à enregistrer des excédents budgétaires.


 

« Dix ans après l’adoption de la Plateforme d’action de Beijing, nous constatons que les promesses faites aux femmes se sont nullement traduites par des mesures financières de la part du gouvernement fédéral, » a indiqué Madame Yalnizyan.


 

« Depuis 1998, le Canada connaît des excédents tous les ans, mais le gouvernement fédéral a choisi de favoriser les diminutions d’impôt et le remboursement de la dette nationale, plutôt que de réinvestir dans les programmes sociaux qui contribuent à la sécurité économique des femmes. »


 

En comparant les promesses budgétaires et les comptes publics, Madame Yalnizyan a été en mesure de retracer où est passé l’argent des compressions budgétaires en période de déficit et les revenus supplémentaires en période d’excédent. Les résultats sont clairs : les promesses faites aux femmes n’ont pas été tenues. « Les femmes ont fait les frais de la politique des compressions budgétaires, » a indiqué Lise Martin, porte-parole de l’AFAI.


 

Le rapport démontre que le déficit a été éliminé bien avant l’échéance fixée. Comme l’excédent a été bien plus élevé que prévu, il se peut que les énormes compressions, imposées entre 1995 et 1998, n’aient pas été nécessaires et que plusieurs femmes aient souffert inutilement.


 

« Encore aujourd’hui, les programmes sociaux qui viennent en aide aux femmes ne font pas partie des priorités financières du gouvernement. Bon temps, mauvais temps, on demande toujours aux femmes d’attendre,» a ajouté Lise Martin.


 

« Un engagement en faveur de l’équité et de l’égalité signifie un engagement en faveur des ressources nécessaires pour réaliser les programmes qui font toute la différence pour les femmes, » a dit Shelagh Day de l’AFAI. « Nous attendons depuis 10 ans afin d’améliorer notre situation, il est temps que le gouvernement cesse de faire la sourde oreille aux demandes des femmes. Il est tout à fait légitime que les femmes réclament cet excédent budgétaire. »


 

Renseignements :


 

Nancy Peckford: (613) 232-9505, poste 222 ou (613) 292-7941 (cellulaire)
Lise Martin: (613) 563-0681
Shelagh Day: (604) 872-0750


 

Le rapport et un résumé sont au : http://www.fafia-afai.org/ dans les deux langues officielles.


 

FAFIA est une alliance de plus de 50 organismes non gouvernementaux travaillant en faveur de l’égalité des femmes, dont : l’ Association canadienne des centres contre les agressions à caractère sexuel, la Fédération des femmes du Québec, le Conseil du statut de la femme du Yukon, le Réseau d`action des femmes handicapées du Canada, le National Organization of Immigrant and Visible Minority Women in Canada, le Congrès des femmes noires du Canada, l’Association des femmes autochtones du Canada, l’Association nationale de la femme et du droit et l’Institut canadien de recherches sur les femmes

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