8 mars 2006 - Grève mondiale des femmes : Pour en finir avec la pauvreté, les guerres et la destruction de l'environnement

Friday, July 23 2010

Investissez dans le bien-être, pas la mort.

Depuis l'an 2000, pour la Journée internationale de la Femme, des femmes de la base dans plus de 60 pays ont organisé des actions pour que la société investisse dans le bien-être et pas la mort, et que l'argent gaspillé dans les guerres soit plutôt utilisé pour répondre aux besoins de nos communautés, à commencer par les besoins des femmes, les principales pourvoyeuses des soins dont tout le monde dépend.

Nous vous invitons de nouveau à participer à la 7ème Grève mondiale des femmes le ou autour du 8 mars.

En janvier et février, les groupes coordinateurs de la Grève en Angleterre, aux États-Unis, en Guyane, en Inde, en Irlande, en Espagne, au Pérou et en Ouganda ont participé au Forum social mondial à Caracas; une occasion de rencontrer des militantes et militants de base provenant du monde entier et de se réunir en tant que réseau dans le contexte d'une révolution dirigée par les femmes : la révolution vénézuélienne. Nous avons organisé des ateliers en anglais et en espagnol pour montrer que la Grève rassemble plusieurs pays et plusieurs secteurs : femmes et hommes de races, d'orientations sexuelles ou de handicaps différents, chacune et chacun trouvant son homologue dans le mouvement vénézuélien. Nous avons acquis du pouvoir et avons été encouragées par l'incroyable énergie et la détermination des femmes de la base, qui ont soutenu un gouvernement qui investit dans le bien-être (en commençant par celui des plus pauvres) et qui, en retour, soutient les femmes.

Le monde commence à reconnaître et à valoriser la contribution invisible des femmes au fonctionnement de la société, mais le Venezuela va plus loin. Le 3 février, le président Hugo Chávez a annoncé que, en reconnaissance du travail qu'elles font à la maison, les ménagères les plus pauvres recevront un revenu mensuel équivalent à 80% du salaire minimum (372 000 bls ou environ 180 $US / 152 €). Il a aussi annoncé une augmentation de 15% du salaire minimum, l'élevant ainsi à 835,350 bls (environ 400 $US / 340 €) en y incluant les tickets pour repas et autres frais que certains employées et employés reçoivent). Les pensions et autres bas salaires seront aussi augmentés. À partir de juin, 100 000 pourront bénéficier e ce revenu mensuel, et 100 000 autres à partir de juillet. Chávez souhaite qu'environ 500 000 femmes puissent obtenir cet argent.

Il ne s'agit pas d'une mesure visant à mettre en oeuvre le révolutionnaire Article 88 de la Constitution qui reconnaît la contribution économique et sociale du travail non rémunéré que les femmes font à la maison et qui, pour cette raison, accorde une pension aux ménagères. Une loi est toujours nécessaire pour que cet Article 88 soit véritablement mis en application.

Plutôt que d'attendre l'adoption d'une telle loi, Chávez a rassemblé la reconnaissance du travail des ménagères contenue dans l'Article 88 et la récente loi visant à tirer les plus pauvres de la misère et à canaliser une partie des revenus pétroliers vers les femmes. Chávez l'a dit et répété plusieurs fois : les femmes sont les plus pauvres, travaillent le plus et sont les plus engagées dans la révolution.

Il s'agit donc finalement d'une rémunération du travail ménager, une de nos revendications depuis 1972 ! Cette mesure devrait faire augmenter le salaire des femmes au Venezuela. Nous avons été informées de cette mesure lorsque des gens nous ont contactées pour nous féliciter de cette victoire, qu'elles et ils supposaient être directement associée à notre travail.

Le réseau de base de Los Altos dans l'état de Miranda (Venezuela), qui fait partie de la Grève et qui nous a hébergé à Los Teques, a émis une déclaration accueillant favorablement cet argent. Le Réseau demande que le travail révolutionnaire communautaire soit aussi reconnu comme travail productif et soit donc rémunéré, et propose au gouvernement plusieurs moyens d'éviter la corruption dans le choix des bénéficiaires et la distribution de ces salaires. Nous distribuons cette déclaration (ci-jointe) et vous invitons à faire de même.

Autre moment important de notre voyage : la rencontre avec une femme de l'Organización Nación P'Urhépecha, une organisation d'Autochtones du Mexique, qui a organisé les actions de la Grève ces trois dernières années, relayant ce qu'elle lisait dans les mails à propos des actions des femmes dans d'autres pays, (et espérant que tout ça était vrai !). Elle a depuis, présenter la Grève à un réseau national des femmes qui a décidé d'y participer.

Nous sommes certaines que des femmes d'autres pays ont aussi des projets pour la Grève. Faites-nous savoir qui elles sont pour que nous puissions en parler aux autres femmes !

A Londres, l'événement principal sera le 17 mars: Rapport sur le Venezuela : les femmes mènent la révolution, et une discussion sur les relations entre la Grève et les femmes et les hommes qui, là-bas, organisent la révolution.

Ce sera aussi l'occasion de lancer notre nouveau livre : Créer une économie solidaire - Nora Castañeda et la Banque du développement des femmes du Venezuela publié par Crossroads Books en anglais et espagnol, qui a remporté un énorme succès au Venezuela. Il contient une série formidable d'entretiens et de discours récents de Nora Castañeda, présidente de la Banque qui offre du micro-crédit aux femmes à bas revenus, et qui aide à construire un mouvement de " création d'une économie au service de l'être humain. ".

Nous projetterons également un film sur la résistance au coup d'Etat en Haïti, une résistance également menée par les femmes, mais qui est encore plus falsifiée et dénigrée.

Le 11 mars, dans la grande tradition des funérailles de la Nouvelle-Orléans, la Grève de Los Angeles, de concert avec les Conseils des Evacuées de Katrina organisent " Une marche de deuxième ligne, une prise de parole des survivantes et survivants et des supporters, suivis d'un " Goûter de la cuisine de Nouvelle-Orléans. " (voir

www.globalwomenstrike.net).www.refusingtokill.net).œurs pour arrêter le monde et le changer !www.globalwomenstrike.net

La participation et le soutien international des hommes sont coordonnés par Payday, un réseau d'hommes multiracial. Payday travaille aussi avec les femmes et les hommes qui refusent l'armée et ses activités répressives et meurtrières, des États-Unis et du Royaume-Uni à Israël et la Turquie. La "conscription économique " (la pauvreté et la promesse de résidence ou de citoyenneté qui poussent nombre de gens, principalement les gens de couleurs ou les immigrantes et immigrants à s'enrôler l'armée) pourrait permettre aux États-Unis de mener sa " guerre sans fin ". Refuser l'institution militaire est une composante vitale de notre revendication d'en finir avec les guerres, mais aussi avec la pauvreté. Le film Refusing to Kill (Refus de tuer) du réseau Payday, qui porte sur ces femmes et de ces hommes qui ont refusé de torturer, de violer ou de tuer pour l'armée, a été diffusé à la télévision nationale vénézuélienne (avec sous-titres espagnols). C'est aussi le cas du quatrième film de la Grève, Talking of Power (Parlons du pouvoir) - sexe, race et classe dans le Venezuela révolutionnaire. Ou que vous soyez, vous pouvez projeter ces films (E-mail: payday@paydaynet.org

Nous venons de publier un nouveau numéro du Journal de la Grève mondiale des femmes 2006, contenant les dernières nouvelles du réseau au cours de l'année qui vient de finir (ci-joint pour les personnes qui n'ont pas accès au site Web de la Grève). Comme vous pourrez le voir, une bonne partie de notre travail, aussi bien dans le Sud que de plus en plus dans le Nord, s'est consacré à la lutte contre la destruction de l'environnement : inondations et/ou sécheresses en Guyane, en Inde, en Ouganda, aux États-Unis...

N'hésitez pas à nous envoyer vos nouvelles ou des photos pour que nous puissions les relayer sur notre site web, dans les prochains numéros de notre Journal ou dans d'autres rapports. Si vous avez une adresse email, merci de nous l'envoyer, afin de réduire les coûts de la poste.

Pouvoir aux s

Les documents produits ces dernières années par la Grève sont disponibles dans les langues suivantes : albanais, allemand, amharique , arabe, aymara, bahasa indonesia, bahasa melayu, bengali, catalan, chinois, croate, danois, espagnol, euscarien, farsi, français, galicien, grec, gujarati, créole haïtien, hindi, hongrois, italien, japonais, coréen, kurde, lingala, luo, luganda, macédonien, néerlandais, norvégien, oriya, panjabi, polonais, portugais, roumain, russe, serbe, shona, sinhala, slovène, somalien, suédois, swahili, tagalog, tamoul, tchèque, thaïlandais, tigrinia, turque, twi, urdu.

Nous avons besoin d'aide pour traduire les documents produits cette année, si vous pouvez aider, merci de nous contacter !

Revendications de la Grève:

Global Women's Strike

Coordinated by the International Wages for Housework Campaign Crossroads
Women's Centre, 230a Kentish Town Rd, London, NW5 2AB, England
Tel: 00-44-(0)20-7482 2496 minicom/voice Fax: 00-44(0)20-7209 4761
E-mail: womenstrike8m@server101.com

 

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