Appel CND pour une nouvelle agence de l'ONU pour les femmes

Monday, July 26 2010

Plusieurs associations du mouvement féministe canadien approuve l'appel pour une nouvelle agence de l'ONU pour les femmes

Ottawa, le 17 novembre 2006 - Aujourd'hui, un nombre important d'organisations canadiennes de femmes (voir la liste ci-dessous) appuient la recommandation du Groupe onusien de haut niveau pour la création d'un nouvel organisme indépendant pour les femmes. Cette recommandation, et neuf autres, ont été présentées la semaine dernière par le Groupe de Haut niveau du Secrétaire général sur la cohérence de l'action du système des Nations Unies, dans le cadre de la réforme de l'ONU.

Ces recommandations à l'endroit des femmes se veulent une réponse positive aux critiques formulées par l'Envoyé spécial de l'ONU sur le VIH/SIDA en Afrique, Stephen Lewis, et par les groupes de femmes de partout dans le monde qui reprochent aux Nations unies de mettre de côté les droits de femmes et les objectifs d'égalité des sexes, et de saper sa propre efficacité en ne travaillant pas à l'autonomisation des femmes et des droits de la personne.

Les associations canadiennes louent le travail du président de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), Robert Greenhill, qui siège à ce groupe composé de 15 membres. Grâce aux efforts de M. Greenhill, le Group de Haut niveau recommande la création d'une fonction de Sous-secrétaire général pour surveiller les travaux de l'agence, qui devra disposer « d'un budget ambitieux. »

« Il est plus que temps que l'ONU se dote d'une agence attitrée aux femmes. Il est maintenant l'heure de réaliser les engagements en matière des droits humains des femmes et des jeunes filles de toute la planète, » commente Prabha Khosla, la coordonnatrice du Comité canadien sur les femmes et la réforme de l'ONU. »

Les groupes de femmes estiment que le rôle de leader que devra jouer le nouveau Sous-secrétaire- général sera essentiel au succès de la nouvelle agence, puisque cela garantira une influence appropriée et une voix constante des femmes aux tables décisionnelles de l'ONU. Les groupes appuient également la recommandation visant à entreprendre une recherche ouverte, large et transparente pour affecter cette fonction une personne possédant un niveau d'expertise solide en matière d'égalité des sexes.

« La balle est désormais dans le camp du Canada et des autres pays membres des Nations unies pour l'adoption de ces recommandations, qui seront présentées lors de la 61e session de l'Assemblée générale, de même que pour le respect du processus et du calendrier d'implantation, » explique Joanna Kerr, la directrice générale de l'Association des droits de la femme et le développement (AWID).

Le Canada doit être instrumental à garantir que la nouvelle agence aura des budgets décents. Puisque le groupe de Haut niveau ne chiffrait pas ce budget, il sera du ressort du Canada et des autres pays membres de travailler ensemble pour s'assurer que des sommes suffisantes seront allouées à l'agence. « Le Canada tient là une chance unique de se distinguer en matière d'égalité des sexes, simplement en respectant sa parole mainte fois engagée à l'effet de contribuer à notre juste part à l'Aide publique au développement (APD), soit 0,7 % de notre PIB, » analyse madame Prabha Khosla.

Le double mandat de cette nouvelle entité, qui comprendrait des fonctions politiques et des fonctions nationales, améliorerait la capacité d'intégration des considérations liées aux sexospécificités dans toutes les autres agences tout en favorisant l'avancement des droits des femmes. Et pour que le travail de l'entité soit un fer de lance tant dans le système onusien qu'aux niveaux nationaux, le Comité canadien recommande que chaque équipe de pays des Nations Unies compte parmi ses membres un représentant principal expert en question d'égalité, outillé de ressources et d'appuis nécessaires pour être en mesure de mener à bien l'accomplissement et la promotion des engagements de l'ONU et des états membres à l'endroit des droits des femmes.

Également, les signataires soulignent que ces recommandations arrivent à un moment très difficile pour les groupes de femmes aux Canada. « Le gouvernement canadien a fait des choix très différents en ce qui concerne les femmes au Canada. Il a coupé de 40 % le budget d'opération de Condition féminine Canada, son agence clef pour l'égalité des sexes, et il refuse aux groupes le droit d'utiliser des fonds publics pour se porter à la défense d'objectifs d'égalité, souligne Charlotte Thibault de Alliance canadienne féministe pour l'action internationale (AFAI).

SIGNATAIRES

NOTE: Visitez le site Internet du Comité canadien sur les femmes et la réforme de l'ONU : www.twca.ca
 

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