Campagne pour la nomination dúne femme à la fonction suprème des Nations Unis : Égalité maintenant!

Friday, July 23 2010

Le moment est venu de nommer une femme

Egalité maintenant lance une campagne pour la nomination d'une femme à la fonction suprême des nations Unies

New York, NY, Etats-Unis - Alors que le mandat du Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, va prendre fin l'an prochain, Egalité Maintenant appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à envisager la candidature d'une femme au plus haut poste de l'organisation internationale. Le groupe international pour les droits de la femme relance sa campagne, intitulée Le moment est venu de nommer une femme, lancée initialement en 1996, avant le premier mandat du Secrétaire général, M. Annan. Depuis la création des Nations Unies, il y a soixante ans, aucune femme n'y a jamais présidé, et cela en dépit d'une profusion de femmes candidates parfaitement qualifiées.

« La tradition veut que la fonction de Secrétaire général soit attribuée, par rotation, afin d'accorder aux diverses régions du globe chacun leur 'tour' », explique Jessica Neuwirth, présidente d'Egalité Maintenant, « mais les femmes, qui constituent plus de la moitié de la population mondiale, n'ont jamais eu leur 'tour' ».

En dépit de l'engagement à parvenir à la parité entre les sexes (50/50) au sein du système de l'ONU au plus tard en 2000, et des résolutions annuelles invitant à des progrès plus rapides vers la réalisation de cet objectif, la première organisation internationale de la planète est toujours loin du compte en matière d'égalité de représentation au sein de ses instances les plus élevées. Les femmes ne constituent que 16 % des Secrétaires généraux adjoints des Nations Unies.

Taina Bien-Aimé, directrice exécutive d'Egalité Maintenant, remarque : « L'inégalité d'accès des femmes aux postes de décision, à la fois au sein de l'ONU et dans le monde entier, compromet les progrès vers la réalisation de l'ensemble des objectifs des Nations Unis, y compris l'égalité, le développement et la paix ».

Le Programme d'action de Pékin, adopté à l'occasion de la quatrième Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes, en 1995, appelle à l'élaboration de « mécanismes destinés à désigner des femmes candidates en vue de leur nomination à des fonctions de haut niveau au sein des Nations Unies ». Il n'existe pourtant aucun mécanisme de ce type et, de fait, aucune transparence dans le processus de nomination du Secrétaire général de l'ONU, ce qui ne permet pas de savoir quelles sont les candidatures examinées et les critères d'examen.

Dans le cadre de cette campagne, Egalité Maintenant met en avant les noms de femmes ayant la qualité de responsables internationales hautement qualifiées dont la candidature pour le poste pourrait être envisagée avec profit. Au nombre de celles-ci figurent d'anciens chefs d'Etat, ministres des affaires étrangères et secrétaires générales adjointes des Nations Unies. La liste, qui figure sur le site internet d'Egalité Maintenant

(

http://www.equalitynow.org/french/actions/action_1102_fr.html) inclut l'ancien premier ministre de la Norvège, Mme Gro Harlem Brundtland, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Mme Louise Arbour, et l'actuelle présidente de la Lettonie, Mme Vaira Vike-Freiberga.

« Les candidatures de femmes aux fonctions de Secrétaire général doivent recevoir une attention égale à celles des candidatures d'hommes », déclare Angela King, ancienne Conseillère spéciale auprès du Secrétaire général pour les questions d'égalité et d'avancement des femmes. « L'égalité entre les hommes et les femmes, le respect des droits humains fondamentaux et des opportunités égales pour les deux sexes font indubitablement partie des objectifs de base de la Charte des Nations Unies. » Mme King ajoute, « pour que les Nations Unies, survivent et continuent à être une organisation à la fois viable et efficace, la candidature de femmes à la fonction suprême doit être envisagée ».

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