Femmes autochtones du Québec rejette le processus entourant la Rencontre des premiers ministres à Kelowna

Monday, July 26 2010

KAHNAWAKE, le 23 nov. /CNW Telbec/ - "Les peuples autochtones n'ont pas été consultés", s'est indignée Ellen Gabriel, présidente de Femmes Autochtones du Québec (FAQ), à l'approche de la Rencontre des premiers ministres qui se tiendra à Kelowna les 24 et 25 novembre 2005.

"Le gouvernement fédéral a encore une attitude paternaliste à l'égard des Autochtones et n'a pas réellement créé de nouveaux liens fondés sur un respect mutuel, de nation à nation", a expliqué madame Gabriel, réfractaire à la signature d'une entente dans une atmosphère de pré-campagne électorale, orchestrée par le gouvernement Martin.

Selon FAQ, l'argent ne règlera rien si le processus n'est pas approprié

: "le contribuable canadien souhaite que l'argent soit dépensé intelligemment, rappelle la présidente, et ce n'est pas le cas puisque les questions de la violence, de la pauvreté et des inégalités dont sont victimes les femmes et leurs enfants ne sont pas inclues dans les ententes".

Femmes Autochtones du Québec s'inquiète de ne pas retrouver à l'intérieur des propositions de l'entente prévue des mesures concrètes visant plus spécifiquement les femmes autochtones, leurs enfants ainsi que celles vivant en milieu urbain.

Qu'en est-il de la discrimination créée par la Loi modifiant la Loi sur les Indiens (Loi C-31), une loi vivement dénoncée depuis de nombreuses années par les Nations Unies? Le transfert du statut indien et la règle de l'exclusion de la seconde génération ainsi que la déclaration obligatoire de paternité sont des motifs discriminatoires touchant directement les membres des Nations et responsables de la pauvreté des femmes et des enfants.

Qu'en est-il des taux alarmants de violence conjugale et familiale dans nos Nations? Qu'en est-il du taux élevé d'agression sexuelle dans nos Nations?

Qu'en est-il de la situation des maisons d'hébergement en milieu autochtone qui ne bénéficient pas des mêmes avantages que celles situées en milieu non autochtone? Qu'en est-il de nos victimes d'actes criminels?

"Il est urgent de régler définitivement ces questions afin d'éliminer la discrimination institutionnalisée envers les femmes autochtones et leurs enfants", a ajouté madame Gabriel.

La présidente rappelle aux premiers ministres l'état de pauvreté dans lequel se retrouve plusieurs femmes autochtones à la suite de la rupture des liens matrimoniaux et de la non application des règles de partage du patrimoine familial sur les réserves et se dit très préoccupée par les conséquences de la Rencontre.

L'analyse stratégique de Femmes Autochtones du Québec concernant la rencontre des premiers ministres est claire : "l'absence d'initiatives visant à éliminer la discrimination envers les femmes autochtones et leurs enfants est un affront aux droits humains et aux différentes conventions internationales signées par le Canada", déclare la présidente Ellen Gabriel.

Femmes Autochtones du Québec, qui soutient les chefs de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) dans leur décision de ne pas prendre part aux démarches conduisant à la Rencontre, recommande que les organisations nationales et le gouvernement du Canada modifie le processus actuel et inclut dans les documents de travail les questions de la violence systématique faites aux femmes autochtones et des inégalités contenues dans la Loi sur les Indiens qui discrimine encore des milliers de femmes et leurs enfants.

Femmes Autochtones du Québec est un organisme à but non lucratif représentant des femmes autochtones, statuées ou non, en vertu de la Loi sur les Indiens. L'organisme est voué exclusivement à la défense et à la promotion des intérêts de ces femmes.

Renseignements: Caroline Nepton, responsable des communications (FAQ), (450) 632-0088 poste 227 -

http://www.faq-qnw.org/

 

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