Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes : se souvenir pour briser le silence

Wednesday, July 28 2010

Journee nationale de commemoration et d'action contre la violence faite aux femmes

MONTREAL, le 6 déc. /CNW Telbec/ - Plusieurs personnes se sont rassemblées aujourd'hui à la Place du 6 décembre afin de commémorer le souvenir des 14 victimes de la tuerie de l'Ecole Polytechnique, survenue le 6 décembre 1989. Cette journée-là, 14 jeunes étudiantes succombaient aux balles d'un tireur fou simplement parce qu'elles étaient des femmes.

 

"Dix-huit ans plus tard, la violence envers les femmes n'a pas diminué au Québec. Cette situation n'est ni acceptable, ni tolérable. Il y a urgence d'agir!", de déclarer Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).

En cette Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes, le mouvement des femmes interpelle les gouvernements provincial et fédéral afin que des mesures soient instaurées pour prévenir et lutter contre toutes les formes de violence envers les femmes. Il faut aussi se donner les moyens d'intervenir auprès de celles qui la subissent. Les groupes de femmes réclament :

1) Que l'Etat investisse 2,5 millions de dollars par année dans une vaste campagne de sensibilisation et d'action contre les violences envers les femmes, échelonnée sur dix ans.

"Il faut travailler en profondeur pour changer les comportements individuels, les préjugés, les relations inégalitaires. Nous devons convaincre toute la société québécoise du caractère criminel et intolérable des violences contre les femmes", d'expliquer Mme Asselin.

Cette revendication a été réclamée lors de la Marche mondiale des femmes en l'an 2000 et réitérée à chaque année depuis. Elle a aussi été accompagnée d'une pétition déposée à l'Assemblée nationale et signée par

149 077 personnes, le 6 décembre 2004, par Amnistie internationale et la Fédération des femmes du Québec. A ce jour, les gouvernements n'ont pas encore répondu à l'approche globale revendiquée, se contentant de campagnes ciblées sporadiques.

2) Que le registre des armes à feu soit maintenu dans son intégralité.

Les statistiques ont démontré que le contrôle des armes à feu sauve des vies. Le nombre de décès, de blessures et de crimes avec armes à feu, particulièrement par carabine ou fusil de chasse, a significativement diminué depuis l'instauration du registre.

3) Que l'on mette fin à l'injustice en assurant aux maisons d'hébergement situées en territoires autochtones le même financement que celui accordé aux maisons d'hébergement dans le reste du Québec (les maisons d'hébergement dans les communautés autochtones reçoivent moins de la moitié (47%) du financement des autres maisons d'hébergement).

Avec peu ou pas de ressources, les femmes qui ont trouvé le courage de dénoncer la violence qu'elles subissent se retrouvent en danger, leurs enfants aussi. Depuis plus de cinq ans, l'organisme Femmes Autochtones du Québec réclame des actions pour abolir cette iniquité.

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