La ministre Courchesne a-t-elle tenté d'intimider la Chaire d'étude sur la condition des femmes ?

Wednesday, July 28 2010

Le 27 janvier dernier, la ministre Courchesne a fait une sortie inacceptable en présence de la Chaire d'étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes de l'Université Laval dont la titulaire soulignait, dans les grandes lignes de son mémoire, des lacunes du document du CSF pourtant relevées antérieurement par d'autres groupes. Avec un mépris pour le moins inapproprié chez une personne dans sa position, la ministre a réduit à des appréhensions partisanes l'argumentation rigoureuse et détaillée du mémoire de la Chaire d'étude. La veille, elle avait eu un ton moins acerbe, et même plus conciliant, à l'égard du groupe antiféministe l'Après-rupture. Bien qu'elle ait assené à ce groupe quelques vérités sur la haine que certains de ses membres propagent contre les femmes et les féministes, elle l'a écouté longuement et a cru nécessaire de se justifier d'être la ministre responsable des dossiers de la condition féminine. La ministre Courchesne, qui perd généralement bien du temps en compliments et en discours inutiles, a reçu le mémoire de la Chaire d'étude avec le réflexe d'une personne qui se sent menacée dans ses positions. Si cette commission poursuit les objectifs qu'elle prétend, elle devrait reprendre l'audition de la Chaire d'étude afin de démontrer sa bonne foi et son impartialité.

Lire l'article: http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1505 

Mémoire de la Chaire d'étude sur la condition des femmes:

"Une politique d'égalité doit s'appuyer sur des assises théoriques solides" Extrait

"Dans le contexte social actuel, où s'installe un antiféminisme provocateur porté par des groupes qui veulent plus de financement de l'État, nous sommes en désaccord avec une stratégie qui vise à intégrer des hommes dans les structures gouvernementales ou paragouvernementales s'occupant de l'amélioration des conditions de vie des femmes parce que le danger de récupération (symétrisation) est trop grand. L'État doit être sans équivoque quant à ses engagements à l'égard des femmes, le groupe social discriminé sur la base du sexe, et il doit traduire ces engagements dans des orientations et actions conséquentes. Nous croyons, bien sûr, qu'une collaboration avec des groupes d'hommes proféministes et des hommes progressistes doit se poursuivre, et même prendre plus de place dans le mouvement social (...)".

Lire le mémoire: http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1489 

Latest news

Browse by topic