Le cancer du sein et les temps d'attente au Canada en 2008

Monday, July 26 2010

Communiqué du Réseau canadien sur le cancer du sein

Le cancer du sein et les temps d'attente au Canada en 2008

 

Au Canada, les temps d'attente sont encore trop longs pour les personnes atteintes du cancer du sein.

WINNIPEG, 5 juin 2008 - Selon des données récemment recueillies par le Réseau canadien sur le cancer du sein (RCCS), l'accès aux traitements pour le cancer du sein n'est pas le même partout au pays. C'est aujourd'hui, dans le cadre de la 5e conférence mondiale sur le cancer du sein, à Winnipeg, que le RCCS présentait le rapport Le cancer du sein et les temps d'attente au Canada en 2008.

« Ce rapport est un appel à l'action tant pour les organismes et les groupes que pour les individus. C'est aussi un appel à la collaboration de tous pour trouver des solutions aux enjeux liés au cancer du sein », a déclaré Diana Ermel, présidente du RCCS. « Les temps d'attente pour obtenir un traitement du cancer du sein et l'accès aux médicaments doivent demeurer au premier plan des préoccupations des provinces et des territoires afin que l'accessibilité et la qualité puissent s'améliorer. »

Alors que de nombreuses instances gouvernementales cherchent des solutions innovatrices pour réduire les temps d'attente, on observe des lacunes importantes en ce qui concerne les normes actuelles de soins au pays. Le rapport présenté aujourd'hui cerne divers problèmes, notamment :

* En ce qui a trait à la chirurgie et à la chimiothérapie : il n'existe actuellement aucun repère pour les temps d'attente.

* Pour obtenir de la radiothérapie : seulement la moitié des provinces ou territoires affichent des temps d'attente qui égalent ou surpassent la norme nationale de quatre semaines.

* Dans certaines provinces, il n'existe pas de système de déclaration des temps d'attente et pratiquement pas de données sur le sujet.

* Le processus d'homologation est long : il faut parfois compter jusqu'à cinq ans entre le dépôt initial d'une demande d'homologation par le fabricant et l'inscription du médicament sur la liste de la province ou du territoire.

* Le Canada accuse un retard par rapport à d'autres pays en ce qui a trait à l'informatisation des dossiers de santé, ce qui pourrait contribuer à la réduction des délais d'attente.

Le rapport donne un aperçu des temps d'attente avant le diagnostic et le traitement du cancer du sein au Canada. Il présente les lignes directrices, les points de repère et les données fournies par les provinces et les territoires ainsi que les facteurs influant sur les temps d'attente, les pratiques exemplaires et leurs points forts, les lacunes par rapport à l'information disponible et les faiblesses de rendement des divers systèmes. Le rapport aborde également la question des délais dans l'homologation des médicaments et celle de l'accès à des médicaments abordables. Finalement, il suggère des mesures stratégiques pour améliorer l'accès aux traitements.

« Chaque année, plus de 22 000 Canadiennes reçoivent un diagnostic de cancer du sein. Il est démontré que le taux de récurrence est d'autant plus faible que le diagnostic et le traitement sont plus précoces », a déclaré Diana Ermel. « Ce rapport revêt une très haute importance car ce n'est qu'en reconnaissant les lacunes et les disparités dans les temps d'attente et par rapport à l'accès aux traitements que nous pourrons élaborer des solutions innovatrices et viables. »

 

Un appel à l'action

En soulignant les principaux enjeux dans ce rapport, le RCCS invite les groupes et les personnes visés à :

* encourager les autorités provinciales ou territoriales à mettre à la portée de tous des renseignements comparables;

* définir et diffuser les pratiques exemplaires;

* soutenir la recherche et l'innovation afin d'améliorer l'accès aux soins et la qualité des soins;

* inciter les systèmes de soins de santé à écouter les survivantes du cancer du sein et à tirer des leçons de leurs expériences.

Les données présentées dans le rapport Le cancer du sein et les temps d'attente au Canada en 2008 ont été obtenues auprès des autorités provinciales et territoriales. Bien que la collecte et la diffusion des données se poursuivent sans relâche, il est évident que des améliorations s'imposent.

Ce rapport a pu être produit à la lumière de l'information fournie par les ministres de la santé des provinces et des territoires et grâce à une subvention à visée éducative de la Fondation GlaxoSmithKline.

 

Le cancer du sein

Le cancer du sein est la forme de cancer la plus fréquente chez la femme : une femme sur neuf recevra un diagnostic de cancer du sein au cours de sa vie. Le risque augmente notablement après l'âge de 50 ans. Le cancer du sein touche les femmes dans 99 % des cas.

Le cancer du sein peut prendre de multiples formes et chaque type de tumeur exige un traitement différent. De plus, le stade d'évolution du cancer influe sur le type de traitement choisi et le degré de l'urgence à entreprendre ce traitement.

 

Le RCCS

Le Réseau canadien sur le cancer du sein (RCCS) est un réseau national d'organismes et de personnes qui assiste les personnes qui survivent au cancer du sein. Son mandat consiste non seulement à informer les Canadiens sur les enjeux associés au cancer du sein, mais également à améliorer activement l'accès au diagnostic et au traitement de ce type de cancer. Par ses initiatives variées, le RCCS favorise le dialogue et incite les Canadiens à se mobiliser pour toutes les personnes qui vivent avec le cancer du sein, qui sont touchées d'une manière ou d'une autre par la maladie ou qui sont à risque d'en être atteintes. Pour en savoir davantage sur le RCCS, visitez www.cbcn.ca < http://www.cbcn.ca/> .

 

La Conférence mondiale sur le cancer du sein

La Conférence mondiale sur le cancer du sein regroupe des spécialistes de diverses disciplines de partout à travers le monde. Cet événement se tient tous les trois ans au Canada. Il s'adresse aux femmes et aux hommes atteints de cancer du sein ainsi qu'à leur famille, à leurs amis et aux réseaux communautaires qui les soutiennent. La conférence est l'occasion d'aborder des enjeux variés et ce, dans toute leur complexité. Elle permet autant aux personnes atteintes de cancer de même qu'aux cliniciens, aux chercheurs et aux porte-parole de divers groupes de s'exprimer. Ainsi, les connaissances sont mises en commun et enrichies par la diversité des points de vue afin de sensibiliser davantage les gens à la réalité du cancer du sein, d'accroître le respect face à la situation des personnes touchées et de faire accélérer les progrès dans le domaine. Si vous souhaitez obtenir plus d'information sur la conférence, visitez www.wcbcf.ca < http://www.wcbcf.ca/> .

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