Le mouvement des femmes dénonce avec force la fin de l'universalité dans le réseau public des services de garde préconisée par le gouvernement libéral

Friday, May 30 2003

Le mouvement des femmes dénonce avec force la fin de l'universalité dans le réseau public des services de garde préconisée par le gouvernement libéral

Montréal, le 29 mai 2003 - Le Groupe des 13, qui rassemble les grands regroupements nationaux du mouvement des femmes du Québec, condamne avec vigueur l'approche inquiétante du gouvernement qui étudie actuellement " tous les scénarios " en ce qui concerne le financement du système des garderies à 5$ par jour.Depuis plus de trente ans, le Québec bâtit un système de garderies parmi les plus progressistes au monde. Ce système est le résultat du travail acharné des groupes de femmes, des groupes communautaires, des syndicats, des parents, et des communautés qui ont d'abord travaillé à la création du réseau public de garderies puis à un système d'accès universel aux places en garderies.Ce système qui fait l'envie de la plupart des pays est menacé par le gouvernement libéral qui le juge trop cher pour les coffres de l'État. Nous exigeons du gouvernement libéral le respect des principes à la base de ce système. Ces principes sont clairs et fondamentaux :Les garderies constituent un service essentiel qui relève du bien public et doit être porté collectivement, comme l'école publique et les soins de santé. Son accessibilité est donc un droit qui doit être assuré à chaque parent et à chaque enfant partout au Québec. Un système public universel de garderies assure aussi une uniformité dans la qualité des services donnés aux enfants et les approches pédagogiques utilisées dansles centres de la petite enfance (CPE).L'universalité dans l'accessibilité au système doit non seulement être maintenue dans le principe mais grandement améliorée dans les faits. Nous continuons de réclamer une amélioration du système à 5$ pour le rendre plus accessible aux familles à faible revenu. De plus, le système à 5$ est devenu en peu de temps extrêmement populaire auprès des familles de la classe moyenne, malgré le fait que certaines paient davantage maintenant que sous l'ancien système de crédits d'impôt à la fin de l'année. Notre système fiscal demeure, par ailleurs, la façon la plus équitable de demander une contribution plus importante de ceux qui sont en mesure de contribuer davantage.Nous ne pouvons passer sous silence les salaires encore ridiculement bas destravailleuses des CPE et les conditions de travail inéquitables des éducatrices en milieu familial affiliées aux CPE. Il s'agit d'un travail extrêmement exigeant et sous-rémunéré et nous appuyons toutes les tentatives > de ces travailleuses d'améliorer leurs conditions de travail, au premier chef de se syndiquer.Par ailleurs, nous dénonçons la levée du moratoire sur la création des garderies privées, et ce tant qu'il manquera des places dans le système public. Ce système désavantage profondément les familles pauvres : les quartiers défavorisés possèdent nettement moins de garderies malgré le besoin important et les frais des garderies privées les rendent complètement inaccessibles aux familles à faible revenu.Comment comprendre le double discours du gouvernement, alors que le premierministre Charest a insisté, dans une rencontre avec une délégation du Groupe des 13 plus tôt cette semaine, sur le maintien des objectifs de développement du réseau des garderies à 5$? Comment comprendre la vision du gouvernement libéral sur la conciliation famille-travail?Les membres du Groupe des 13 soulignent leur engagement ferme de lutter pourle développement du système de garderies à 5$ par jour et l'amélioration de l'accessibilité au système pour les familles à faible revenu.Signataires :

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