Les femmes autochtones se réunissent pour discuter de lutte à la violence

Wednesday, July 28 2010
CORNER BROOK, T.-N. (PC) - Des leaders autochtones et des premiers ministres se réunissent à Terre-Neuve pour le tout premier sommet national sur les femmes autochtones, afin d'élaborer une stratégie à long terme visant à mettre fin à un cycle cruel de pauvreté et de violence.   Beverley Jacobs, la présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada, a déclaré mercredi qu'elle espère concevoir un plan en dix ans qui présenterait des mesures pour réduire le nombre de femmes autochtones qui sont agressées, disparaissent ou sont assassinées.   Selon Mme Jacobs, il y a une véritable crise à l'heure actuelle, alors que "plus de 500 femmes autochtones sont portées disparues ou ont été assassinées au cours des 15 à 20 dernières années". Au cours du sommet, qui démarre formellement ce jeudi, Mme Jacobs espère aussi s'attaquer au problème de l'absence de droits reconnus des femmes autochtones à la propriété.   Plusieurs femmes et leurs enfants perdent souvent tout lorsqu'il y a rupture de leur couple, parce que la Loi sur les Indiens, vieille de 131 ans, qui couvre la plupart des 600 premières nations au pays, est muette sur la propriété et le partage des biens. Habituellement, ce sont les hommes qui gardent la maison, et les femmes et leurs enfants qui doivent chercher un endroit pour vivre, a-t-elle dit.   "Il n'y a pas beaucoup de refuges dans les réserves, alors habituellement elle va se retrouver dans une agglomération urbaine, vivant dans la pauvreté, et élevant ses enfants dans des situations risquées. Elle doit trouver un moyen de survivre pour nourrir ses enfants, alors elle se retrouve à la rue, et parfois elle disparaît ou est retrouvée assassinée."   Le sombre portrait qu'elle dresse est étayé par une étude rendue publique l'an dernier par le Centre canadien de la statistique juridique. Selon cette étude, les autochtones vivant dans des réserves courent huit fois plus de risques d'être victimes de voies de fait, et sept fois plus de risques d'être agressés sexuellement, par rapport aux moyennes nationales.   Mme Jacobs et d'autres leaders autochtones ont accusé le gouvernement fédéral d'avoir négligé les questions qui les préoccupent lorsqu'il a présenté son budget, en mars dernier. Mais dans une présentation-vidéo à la réception qui avait lieu mercredi soir, à la veille de l'ouverture des débats, le ministre des Affaires indiennes, Jim Prentice, a vanté les engagements financiers pris par Ottawa envers les femmes et les enfants autochtones dans son budget de 2006. Il a ajouté que les ministres fédéraux, les premiers ministres des provinces et des territoires et les leaders autochtones étudieront attentivement les recommandations du sommet.   C'est le premier ministre de Terre-Neuve, Danny Williams, qui est l'hôte du sommet, auquel participent environ 300 délégués. Les premiers ministres Gordon Campbell, de Colombie-Britannique, Joe Handley, des Territoires du Nord-Ouest, Paul Okalik, du Nunavut, ainsi que Bev Oda, ministre fédérale de la Condition féminine, sont attendus au sommet, qui prend fin vendredi.   http://www.montrealexpress.ca/article-cp50178036-Les-femmes-autochtones-se-r
eunissent-pour-discuter-de-lutte-a-la-violence.html

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