Les femmes immigrantes récemment arrivées se déclarent en meilleure santé que les femmes nées au Canada

Monday, July 26 2010
Une nouvelle étude sur la santé des femmes illustre que la grande majorité des femmes immigrantes déclare une santé allant de bonne à excellente au cours des deux ans à la suite de leur arrivée au Canada. Toutefois, cette impression de bonne santé s'estompe au fil du temps. En 2000-2001, les femmes immigrantes qui vivaient au Canada depuis au moins 10 ans étaient 30 % plus susceptibles de déclarer une santé allant de passable à mauvaise que les femmes nées au Canada, et ce, même en tenant compte d'un éventail de caractéristiques démographiques, de facteurs sociaux et économiques. Par comparaison, les hommes immigrants qui vivient au Canada depuis au moins 10 ans étaient presque aussi susceptibles que les hommes nés au Canada de déclarer une santé allant de passable à mauvaise.


 

Ces découvertes ressortent dans les trois nouveaux chapitres du Rapport de surveillance de la santé des femmes. L'Initiative sur la santé de la population canadienne et Santé Canada ont conjointement financé le projet publié à l'origine en septembre 2003. Ce rapport présente certaines des dernières recherches sur la santé des femmes au Canada que des experts d'un bout à l'autre du pays ont entreprises. Ces nouveaux chapitres se penchent sur trois questions : l'origine ethnique et l'immigration, l'utilisation des soins de santé et la relation entre le revenu et la santé.


 

« La migration dans un nouveau pays peut avoir de grandes répercussions sur la santé d'une femme », déclare Bilkis Vissandjee, chercheure à la Faculté des sciences infirmières de l'Université de Montréal. « Les femmes immigrantes sont souvent plus vulnérables au stress lié à la satisfaction des besoins fondamentaux de leurs familles dans un nouveau pays, à l' apprentissage d'une nouvelle langue et à l'isolement social après avoir laissé derrière famille et amis. »


 

La chute du taux de déclaration d'une bonne ou d'une excellente santé se remarque particulièrement chez les femmes immigrantes de foyers à faible revenu : 93 % des femmes immigrantes récemment arrivées et qui vivent dans un foyer à faible revenu ont qualifié leur santé de bonne à excellente, comparativement au taux de 73 % chez les femmes immigrantes de foyers à faible revenu qui vivent au Canada depuis 10 ans ou plus et à celui de 79 % des femmes de foyer à faible revenu nées au Canada. Le fait que les immigrants qui restent au Canada depuis un certain temps soient plus susceptibles d'évaluer leur santé de façon négative peut s'expliquer, en partie, par les effets du vieillissement. Cependant, les immigrants de foyers au revenu élevé déclarent, à des taux similaires à ceux des personnes nées au Canada, une santé allant de bonne à excellente : 95 % pour ceux qui vivent depuis moins de deux ans au Canada et 87 % pour ceux qui y ont vécu une décennie ou plus, comparativement à 93 % des femmes nées au Canada et de foyers à revenu élevé.


 

« Comprendre la relation entre le statut social et économique et la santé nous aide à concevoir pourquoi certains groupes de personnes sont en meilleure santé que d'autres » souligne Jennifer Zelmer, vice-présidente, Recherche et Analyse à l'ICIS. « Par exemple, le fait de mieux comprendre les répercussions de la migration sur la santé peut nous donner d'importants indices sur le moyen d'améliorer la santé des Canadiens. »


 

Autres découvertes sur la santé des femmes : Pour consulter les trois nouveaux chapitres, visitez http://secure.cihi.ca/cihiweb/dispPage.jsp?cw_page=PG_336_F&cw_topic=336&cw_rel=AR_342_F

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