Vaccin contre le VPH : Les femmes devraient avoir le choix

Tuesday, July 27 2010

MONTREAL, le 6 mars /CNW Telbec/ - Selon la Fédération des femmes médecins du Canada, toutes les Canadiennes devraient avoir la possibilité de se protéger, si elles le veulent, contre les maladies liées au VPH telles que le cancer du col de l'utérus et les verrues génitales. Actuellement, seules les personnes qui ont les moyens de se faire vacciner contre le VPH ont vraiment la possibilité de choisir de le faire.

Le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) a récemment recommandé que toutes les Canadiennes âgées de 9 à 26 ans soient systématiquement vaccinées avec GARDASIL(MC) afin de les protéger contre le virus du papillome humain (VPH), la cause principale du cancer du col de l'utérus. Des études ont démontré que GARDASIL(MC) est efficace à 100 pour cent contre les types du VPH en cause dans 70 pour cent des cancers du col de l'utérus et 90 pour cent des verrues génitales(1).

"La Journée internationale de la femme est le moment parfait pour parler des choix que les femmes ont à faire et nous voulons que le prochain gouvernement du Québec s'assure que les femmes aient accès au nouveau vaccin contre le VPH", a indiqué Dre Yolande Leduc, médecin de famille et porte-parole de la Fédération des femmes médecins du Canada. "Il y a près de 150 femmes parmi les candidats de cette élection provinciale. Etant donné ce nombre très élevé, je suis franchement étonnée qu'aucun des partis n'aient choisi d'intégrer le vaccin contre le VPH à leur plateforme électorale."

Le VPH frappe les femmes dans la fleur de l'âge Le VPH est la cause principale du cancer du col de l'utérus et est relié aux cancers du vagin, de la vulve et de l'anus(2). Trois Canadiens sur quatre (75 pour cent) contracteront le VPH au moins une fois dans leur vie(3), tandis qu'aux Etats-Unis, 44,8 pour cent des femmes âgées de 20 à 24 ans sont actuellement infectées par le VPH(4). Le cancer du col de l'utérus vient au deuxième rang des cancers les plus fréquents chez les femmes de 20 à 44 ans, après le cancer du sein(5).

"J'ai rencontré de nombreuses femmes de différents milieux atteintes de maladies liées au VPH et je peux vous dire qu'en général, c'est une maladie qui les frappe alors qu'elles sont dans la fleur de l'âge", a remarqué Dre Leduc. "C'est pour nous l'occasion idéale de ralentir la diffusion des maladies liées au VPH et la seule chose qu'il reste à surmonter est l'inertie politique de cette province. Je demande donc aux candidates, en tant que femmes et en tant que mères, de passer à l'action", a-t-elle ajouté.

Au printemps de l'année dernière, Brigitte Leclerc, une analyste financière de 41 ans qui est mariée et a deux filles, a appris qu'elle était atteinte d'un cancer du col de l'utérus à un stade avancé. Son rétablissement a été complet à la suite d'une chirurgie radicale, mais sa maladie lui a laissé beaucoup de matière à réflexion.

"Après mon épreuve, j'ai consacré mes efforts à sensibiliser les gens au sujet du cancer du col de l'utérus et de ses causes", a indiqué Brigitte Leclerc. "Mais maintenant j'apprends que la prise de conscience est seulement une partie du problème. Beaucoup de femmes à qui je parle, y compris mes soeurs, savent que le vaccin existe mais n'ont simplement pas les moyens de faire vacciner leurs filles. Selon moi, c'est inacceptable."

A propos de la FFMC

La Fédération des femmes médecins du Canada (FFMC) est un organisme national visant à promouvoir l'avancement professionnel, social et personnel des femmes médecins, tant dans le secteur médical que dans la société dans son ensemble. Depuis sa fondation en 1924, la FFMC a pour mission d'aider les femmes médecins et les étudiantes en médecine, en leur offrant des bourses, du mentorat et des occasions de réseautage, ainsi qu'en faisant valoir les droits des femmes médecins et la santé des femmes dans la société. Au Canada, la plupart des femmes médecins de premier plan ont été formées grâce à leur affiliation à la FFMC, un membre indépendant de l'Association internationale des femmes médecins. Pour plus de renseignements, visitez le

www.fmwc.ca.

Références

(1) Efficacy of a Prophylactic Quadrivalent Human Papillomavirus (HPV) (Types 6, 11, 16, 18) L1 Virus-Like Particle (VLP) Vaccine for Prevention of Cervical Dysplasia and External Genital Lesions (EGL). Présenté par C. Sattler lors de la 45e Conférence annuelle de l'ICAAC (Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy), Washington, DC.

(2) Site Web du University of Florida Shands Cancer Centre (consulté à http://www.ufscc.ufl.edu/Professional/cancernews.aspx?section=cancernews&id=32590).

(3) Santé Canada. Site Web Votre santé et vous (consulté à http://www.hc-sc.gc.ca/iyh-vsv/diseases-maladies/hpv-vph_f.html).

(4) Eileen F. Dunne et al. Prevalence of HPV Infection Among Females in the United States. JAMA. 2007;297;813-819.

(5) Loraine D. Marrett, Jennifer Frood, Diane Nishri et Anne-Marie Ugnat. Incidence du cancer chez les jeunes adultes au Canada : Résultats préliminaires d'un projet de surveillance du cancer. Maladies chroniques au Canada. Printemps 2002. Volume 23, numéro 2 (consulté à http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/cdic-mcc/23-2/b_f.html).

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